Archives de mars, 2013

26 Mar
2013

Mi figue, mi raisin

Journée plutôt tranquille, vacillant entre soleil et nuages. Tantôt lecture à la piscine, tantôt course vers un abri pour se protéger d’un orage. Retour à la chambre, retour dehors. Le soleil daigne se pointer le bout du nez un peu plus tard, et heureusement, il est resté avec nous pour l’heure du souper et le ciel dégagé pour la soirée.

Souper et soirée en ville, en plein dans l’action de la 5e Avenue ….LA place de Playa Del Carmen, endroit de restos et marchands de toutes sortes. Un endroit comme j’aime ! Notre choix s’est arrêté sur un resto typiquement mexicain. Le drink du Happy Hour : Margarita. 2 pour 1 messieurs-dames. Madame prendra un simple Daiquiri aux fraises (je ne ferai pas la même erreur qu’hier, je vais le préciser).. et monsieur prendra le Margarita. Est-ce que monsieur préfère 2 petits drinks pour le prix d’un ou préfère-t-il un verre de format « super size ». Bah, tant qu’à avoir l’air cochon, aussi bien prendre le « grand format » !

Vient le temps de commander… hummm qu’est-ce qu’on pourrait bien prendre pour se dépayser un peu. Ah tiens.. y’a un plat qu’on peut partager à deux qui semble très bon. Il s’agit d’un mixte de tortilla, accompagné de chorizzo, poulet mariné, pis d’autres espèces de trucs dont je ne me rappelle plus les noms. Yves me rassure en me disant qu’il a bien vérifié la liste des aliments et qu’il n’y a pas de crevettes (je suis allergique). Y pense à tout cet homme !!!

On boit tranquillement notre coquetel directement assis sur la terrasse sur la 5e avenue et on s’amuser à regarder les gens circuler. Dès la première gorgée, Yves fait un semblant de grimace et je comprends que son coquetel a probablement le double d’alcool (pour égaliser le 2 pour1). J’en prends une gorgée ! Cibole, c’est pas un shooter qu’on a demandé !!! Yves me dit…pas de problèmes, j’chauffe pas ! hihi En riant, je lui réponds, tu chauffes pas mais moi je sais pas pantoute ou on va (moi pis mon sens d’orientation) !

Arrive le repas ! Wow grosse assiette avec tous les aliments de dégustation. Le serveur nous explique brièvement chaque aliment. On ne comprend pas tout, avec leur accent, mais tout semble bien correct, et appétissant. On commence, Yves picosse dans le mixte pour tortilla, et en dépose sur sa tortilla. Moi je commence à picosser également pour en mettre sur la mienne……..O’ malheur, une crevette surgit du mixte ! Merde, y’a des crevettes dans ça ?? Yves m’assure que bien lu la liste et que ce n’était pas écrit. Heureusement que j’avais le choix de d’autres aliments dans l’assiette….

Le ventre commence à me travailler dès la fin du repas…. Mini crampettes sont au rendez-vous. Je demande au serveur de m’indiquer l’endroit pour les Banos. Tout en haut de l’escalier Senora, et ensuite à droite. Une fois rendue, les mini crampettes se sont éclipsées. J’ai beau prendre mon temps, mais y’a toujours une limite à faire patienter celui qui nous accompagne, même s’il sirotte paisiblement son coquetel fort en alcool !!! Bon tant pis, je redescends.

Pis ? ca va mieux ? Pas certaine, je lui réponds, j’ai mal au ventre, je pense que je serais mieux d’y retourner. Ben Go, profites-en, on est au resto. Chu un peu gênée de retourner illico après m’être à peine réinstallée à la table. J’attends un peu et j’avise Yves qu’on peut finalement partir, ca va mieux. Dernière gorgée, facture réglée, c’est un départ.

À peine une dizaine de pas, me voici crampée en deux ! Je respire… Yves se tourne vers moi.. je lui dis que j’ai des crampes ! Ou ça, aux jambes ? aux cuisses ? (je viens pas de lui dire que j’avais mal au ventre moi ??) J’ai trop mal pour lui répondre, mais je réussis toutefois à lui souffler… au ventre !!!! Les crampes s’estompent, je peux marcher à nouveau. Il me dit, pas de problèmes, peu importe si tu dois retourner à la toilette, t’inquiète pas, on s’arrête. Une quinzaine de pas plus loin, ça me reprend, je plie encore en deux. Je respire et je souhaite pouvoir me rendre.

On voit un autre bar avec grosse musique Rock. Ça l’air ben cool ! Je me tourne vers Yves et je dis…. Quitte à prendre un verre, je pourrai utiliser les toilettes. Ben oui, je pourrais prendre un autre Margarita ! Prends ce que tu veux, moi faut vraiment je me rende… pis faut se décider vite ! J La serveuse prend les commandes et m’indique la salle de bain. Je reviens à la table et je vais vraiment mieux. Toute réflexion faite, je me tourne vers Yves, qui commence à trouver la soirée un peu plus comique, alcool aidant ;-) et lui dit : Chu bien mieux de finir de me vider bientôt parce que si non, tu vas te ramasser saoul avant d’atteindre le bout de la 5e avenue ! ;-)

Oh, quelques gouttes de pluie viennent nous agacer, heureusement, on est en route pour l’hôtel….

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25 Mar
2013

Sunwing vol 519

Tous les voyageurs sont priés de se présenter à la porte 51 pour embarquement immédiat… ceci est le dernier rappel.

Confortablement assise dans mon siège D de la rangée 5, j’attends avec fébrilité le décollage.  Il est 6h 40, les moteurs en marche et nous voici en position de décollage.  J’ai toujours le coeur qui débat dans ces moments là; ça reste, pour moi, un passage tantôt excitant, tantôt nostalgique car je laisse les miens derrière moi.

Aussitôt atteint les nuages, nous ressentons les flatulences, heu pardon, les turbulences de ce gros oiseau qui fait sa trace dans ce grand espace.  Et ce ne sont pas des légères turbulences, mais assez importantes pour que le service de café et thé ne soit pas offert durant toute la durée du vol (5 heures).  Et qui dit turbulences, dit ceinture attachée obligatoirement, et aucune circulation des passagers.  Tu dois demeurée « scotché » à ton siège.  Pas surprenant que lors d’un p’tit répit, tout le monde se lève ensemble pour faire la ligne dans l’allée pour la micro salle de bain.  Au-travers de tout cela, les agents de bord qui tentait de faire le service !!!  Ben coudonc, ça fait de l’action et pendant ce temps, les heures s’écoulent.

Le vol fût allongé d’une trentaine de minutes car nous avons dû contourner la région de la Pennsylvanie pour dévier de gros orages.  Nous avons donc touché le sol à 9h 50 (heure reculé de 2 heures par rapport à Montréal) au lieu de 9h 20.

Et par voie terrestre, nous avons roulé une bonne heure avant d’arriver au terminus situé à quelques rues de notre Hôtel, pour y marcher, valises à la main, traversant une allée piétonnière abritant un paquet de p’tits commerçants et de bons p’tits restos, sous 39 beaux et chauds degrés.  Le bonheur… on venait enfin d’arrivés, il était 12h 30 !!!

Fernando nous accueille chaleureusement à la réception de l’hôtel, s’adressant même dans notre langue.  Une fois les procédures d’usage terminées, Fernando nous remet les clés ainsi que 2 manettes pour la télévision et le câble.  Généralement, les manettes sont déjà posées sur le meuble de la télé dans la chambre, mais ici, elles nous sont remises avec les clés :-).  Deuxième étage, chambre 10, nous voici.  Nous montons au 2e étage avec 2 valises, et sacs à l’épaule.  Je n’ai pu faire autrement que de penser aux voyageurs (comme j’ai vus à l’aéroport) avec 3 ou 4 immenses valises qui doivent peser une tonne), gravir une quinzaine de marches.  En montant les marches, je ressentais un sentiment de « vide » et en poussant un peu plus ma réflexion, j’ai réalisé qu’il n’y a pas de rampe à l’escalier, ni de main courante.  Ne t’avise pas d’arriver trop saoul après une soirée trop arrosée !!

Comme dans toute nouvelle chambre, la curiosité embarque et une visite des lieux s’impose.  Jolie chambre au cachet (je cherche encore le mot).  Petit balcon privé, vue sur le jardin, muni d’une table et 2 chaises en fer forgé et rotin.  Spécial… tout est en ciment dans la chambre… les murs sont en ciment, la tête de lit est en ciment (ne t’avise pas de déposer ta tête trop près et risquer de t’y frapper dessus), même la douche est en ciment, munie de céramique.  Les tables de chevet et les comptoirs sont, toutefois, en céramique. Je cherche encore le mot pour le cachet 🙂

Yves décide de jouer avec le coffre fort pour le barrer avant d’y déposer nos objets importants.  Merde le coffre ne veut plus ouvrir.  Il part donc à la rencontre de Fernando qui lui répond qu’il ne peut rien faire puisque les proprios sont partis pour le weekend et qu’ils ne reviennent que demain.  Maudite chance qu’on ait pas décidé d’y mettre notre argent, et nos appareils électroniques !!!   Une autre chose qui est spéciale, y’a pas de papier mouchoir.  On demande à Fernando si c’est possible d’obtenir une boîte de kleenex, pensant que la dame de ménage avait tout simplement oublié.  Il répond qu’il n’y en a pas et nous sort un rouleau de papier de toilette, déjà entamé, sur le comptoir. Bon, forcément, Yves et moi avons sourit.   Merci, mais non merci, on en a déjà dans la chambre.  Faut donc se moucher avec le papier de toilette qui est très parfumé, et moi, l’odeur du parfum me fait éternuer… assez paradoxal hein.. se moucher pour éternuer par la suite. 🙂

Pour continuer dans la même lignée du papier de toilette, celui-ci doit être disposé dans la poubelle située à côté du cabinet et non dans la toilette.  Pardon ?  Après avoir mentionné le problème d’évacuation d’eau à Fernando, celui-ci nous fait part que nous ne devons pas y jeter le papier.  Ben ça, c’est le boutte de la marde !  hihihihi  Mais rassurez-vous Yves (mon ingénieux de chum) a trouvé le truc pour y jeter le papier et qu’on flush le tout.  Bye Bye !!!!

Une longue journée qui fût agrémentée d’un drink de vacances au bord de la mer sur une terrasse.  Déception toutefois pour mon drink.  En commandant un Daiquiri, je m’étais fait à l’idée de recevoir quelque chose de rose et goûteux.  Pour moi, un Daiquiri, c’est aux fraises.  Erreur de ma part, ce fût plutôt un verre de couleur jaune pâle.  Hummm  je me disais que ce devait être aux ananas, j’adore l’ananas.  Désolation, mon drink est plutôt sans goût particulier.  Je le bois quand même, j’ai chaud, j’ai soif, et je suis hyper fatiguée.  J’ai toutefois demandé au serveur de quels fruits il s’agissait pour me faire répondre que c’était: limette, ananas et pêche.  Voilà, c’est le goût de la pêche qui me revenait pas.

Au lit à 20h 30, avec mon livre que ma soeur m’a prêté :  « Ce qui se passe au Mexique… reste au Mexique ».  Je devrais peut-être en faire du pareil ?  Non rassurez-vous, je vais continuer d’écrire de temps à autres.  Je n’ai pas été capable de lire plus de 3 lignes, tellement mes yeux étaient trop lourds pour y demeurer ouverts.  Après plus de 16 heures à trimbaler notre corps, un bon dodo était mérité.

Demain matin, direction WalMart s’acheter papier de toilette et kleenex.

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